• Maiden Rose

    Maiden Rose

    (Mon tout premier Yaoi papier...à l'époque, il m'avait été offert par...Mamie Shiro. Néanmoins, je doute fort qu'elle ai jamais eu vent de son contenu...)

    Maiden Rose est un manga inachevé en deux tomes, dessiné par Fusanosuke Inariya à partir de 2005. En France, il est distribué depuis 2012 au sein de la collection Yaoi de Taifu comics. Le premier tome a été adapté en 2 OAV en 2009. Prépublié dans un magazine irrégulier à tirage limité, Maiden Rose est en pause au Japon depuis de nombreuses années.

    Dans un monde alternatif fortement inspiré de la seconde guerre mondial, le général Taki Reizen secondé par son chevalier, le colonel Klaus von Wolfstadt se défend contre l'envahisseur, Eurote (l'URSS) dont est originaire Klaus. Mais, plus que par une relation d'ennemis ou de maître à esclave, Klaus et Taki sont uni par un passé commun et même plus. 

    Comment expliquer à quel point ce manga est "Wow" ? Pas seulement en tant que Yaoi mais en tant qu'oeuvre à part entière ? Comment est-ce que on peut poser à ce point un univers en 1 volume à peine ? Ça ne peut être que le fruit d'une auteure talentueuse. Au delà même des relations Taki - Klaus, on a affaire à un manga réfléchi. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le réalisme des combats et des chars d'assauts.

    Bon. Pour rester impartiale, il est vrai que la narration est bordélique avec ses multiples retours en arrière. De plus, le rythme de l'action est très soutenu et on passe d'un endroit à un autre sans trop comprendre ce qu'il se passe: C'est la guerre.

    Le scénario met en scène des thèmes très forts et très juste comme la torture contre les ennemis, les blessés de guerre ou même l'embrigadement de la jeunesse. Ce-dernier est incarné dans l'oeuvre par le cadet Yamamoto qui se retrouve pris dans un combat et à qui on donne une arme dont il ne sait pas se servir (le passage où l'on voit le pistolet a été censuré de l'anime) et qui développe la volonté de devenir un "vrai soldat" à l'image de Klaus, véritable machine à tuer dès lors qu'il est sur sa moto. 

    Avec tout ça, on en oublierait presque que c'est un yaoi et pourtant, que ce soit d'un point de vue narratif ou par la présence de scène de sexe violentes, le manga ne nous fait pas de cadeau. C'est peut-être là le point faible de ce titre. Je m'explique. Clairement, la violence ici n'est pas du fan-service (oui il y a des fans du genre) car l'auteure exploite clairement toute l'horreur de cette violence et tout l'impact psychologique et surtout physique qu'elle a sur les personnages (ce qui fait encore un écho à la guerre) mais... On a du mal à en saisir le sens. Pourquoi cette violence ? Une justification (que je ne donnerais pas ici pour ne pas spoiler) est bien présente mais tellement disproportionnée par rapport à l'horreur que subit Taki que l'on finit même par se demander si c'est là la seule raison à tout ce déchaînement. Au final, même si Klaus nous est présenté en victime, il nous est impossible de le considérer autrement qu'en bourreau car il nous est impossible de ressentir la moindre empathie pour sa situation. 

    Mais on a pas besoin d'aimer les personnages pour apprécier une oeuvre et fort heureusement car c'est un manga aux traits fins et travaillés qui a été servi par une fantastique animation qui, si elle censure certaines scènes jugées trop moralement limites, apporte une vraie dynamique à l'ensemble et surtout à la violence des combats et de l'amour de Klaus pour Taki.


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