• Commencer le japonais

    En arrivant à la fac, j’ai décidé d’abandonner l’espagnol et de prendre une nouvelle langue : Le Japonais. Alors bien sûr, j’avais quelques bases héritées d’un institut privé mais ça n’allait pas chercher loin. 

    J’ai eu de la chance pour ma première année de tomber sur un prof tip-top, avec ses feuilles d’écritures et ses dictées. Maintenant que je suis dans le bain, je vais vous donner quelques conseils pour bien débuter le japonais et mon Top des livres qui peuvent vous servir de support.

    1) Commencez par les Hiragana

    Il y a trois « alphabets » (avec de gros guillemets) en japonais. Les kana (Hiragana et Katakana) sont des syllabaires. Les Kanji hérités du chinois sont des idéogrammes. Il y a deux fois 46 kana et 2136/2141 kanji officiels. En plus, les kanji sont plus complexes que les kana qui sont des caractères simplifiés. En dehors de la facilité, maîtriser un syllabaire permet de se faire comprendre dans n’importe quelle situation. Vous serez bien embêtés s’il vous manque un idéogramme pour exprimer votre mot ! Les Hiragana sont les caractères les plus généraux. Les Katakana sont employés pour les mots étrangers, les sons, les perceptions et souvent dans la publicité. 

    2) Apprenez le « tableau des cinquante sons » 

    Il est plus facile de retenir les hiragana si on les apprend dans l’ordre : A, I, U, E, O, KA, KI, KU, KE, KO…

    3) Recopiez-les caractères pour les apprendre

    Il faut tout reprendre de zéro, comme à la maternelle. Pour vous habituer à tracer vos Kana ou Kanji, il faut les recopier encore et encore. Attention ! Il y a toujours un ordre très précis dans lequel les écrire. De manière générale, on commence de gauche à droite et de haut en bas. 

    4) Ayez du matériel adapté

    On ne vous demande pas de calligraphier à l’encre ! Prenez juste le temps de choisir un stylo dont l’encre n’accroche pas (comme il y a un sens et un ordre, c’est assez compromettant de repasser son trait) ou un crayon à papier à pointe sèche. Il est conseillé d’écrire sur du papier à grand carreaux pour que vos caractères soient bien inscrits dans un carré, qu’ils ne s’aplatissent pas. Vous pouvez très bien trouver des cahiers d’entrainement dans les librairies spécialisées, on en parle en bas. 

    5) Ecoutez parler la langue

    Si vous êtes autodidacte et que vous n’avez pas la chance d’avoir un prof qui parle le japonais, rabattez-vous sur les cassettes Rosetta Stones ou, moins cher, regardez vos anime en VO. A défaut de vocabulaire, vous vous familiariserez avec la prononciation.

     

    Pour aller acheter mes manuels, mon prof m’a conseillé d’aller à Junkudo, boutique de la célèbre chaine de librairies nipponnes se trouvant en plein dans le quartier japonais de Paris. Il faut savoir que la boutique prend les commandes et les livraisons. Sinon, essayez Amazon ou bien les librairies manga mais ce sera un gros coup de chance (j’ai trouvé un coffret de cahiers d’écritures Kana/Kanji dans la boutique de Manga Café V2).

    Avant même de classer les livres selon leur domaine d’enseignement, on voit que les ouvrages de qualité sont publié par seulement quelques maisons d’éditions qui se partagent le marché : Assimil, qui a des collections pour plusieurs langues et qui fournit un contenu correct et pédagogique , Ellipses qui a publié tout ce qu’il est possible de publier sur la langue (et représente les trois quarts de ma suggestion) et enfin Centenaire qui a publié Minna no Nihongo,le manuel de Jap le plus utilisé du monde mais dont on ne parlera pas ici. Aedis et Ilyfunet ( qui publie pour la communauté japonaise de France !) ont aussi édité de petits outils utiles. En dehors de ça, oubliez les grandes maisons d’édition généralistes qui surfent sur la vague ! 

     

     

    Comme je l’ai dit, Ellipses a publié beaucoup de livres sur le japonais dont un manuel scolaire, Manekineko, que je trouve particulièrement rébarbatif alors qu’il est destiné à des élèves à partir du collège ! En revanche Neko no te, son livre de grammaire, est le seul à être aussi complet. C’est chiant, comme un livre de grammaire, mais c’est indispensable !

    Mais avant la grammaire vient l’apprentissage de l’écriture. Pour les kana, je n’ai pas vraiment eu besoin de théorie. Entre le tableau des cinquante sons et les instructions de mon prof pour les tracer, c’était bon (je vais vous mettre ces pages en ressources). Non, ce qui me manquait, c’était la pratique de l’écriture. J’ai donc investi dans trois ouvrages : Japonais vol 1 Kana et vol 2 Kana et Kanji (vendus en coffret) chez Assimil et Ecrire le japonais chez Ilyfunet.

    Les ouvrages de chez Assimil ont été pensés pour un travail efficace. Ils sont solides et leur reliure spirale permet de ne pas les abîmer. Ils ont le mérite d’abriter des chapitres introductifs qui seront utiles aux autodidactes et leurs exercices d’écriture comportent de grosses cases subdivisées et de plus petites. Les explications sont claires et précises. Mon gros bémol, c’est que les kana n’y sont pas rangés dans leur ordre « alphabétique » mais selon leur facilité d’exécution. En gros c’est comme si la maîtresse de votre fils lui apprenait l’alphabet en commençant par « o » parce que c’est plus simple que « a »… On est d’accord que c’est un peu con ? La partie Kanji n’est pas assez développée mais ce n’est pas pour ça que je l’avais acheté… Le cahier de Ilyfunet ne paye pas de mine avec sa couverture un peu moche tout imprimée en rouge…Pourtant, je l’aime beaucoup ! Il contient des exercices pour apprendre à tracer les kana mais aussi des exercices de mots illustrés pour enrichir son vocabulaire. Il n’y a toujours pas assez de grille d’écriture pour recopier les kana jusque les savoir par cœur cependant…

    En ce qui concerne les Kanji, mon prof m’avait conseillé le Kanji kakitai de chez Ellipse. J’ai eu la bonne surprise de découvrir qu’il existait aussi un manuel d’exercice, j’ai pris les deux. Le Livre « de cours » se vante de comporter tous les kanji du programme et il tient ses promesses. Vous pourrez le garder tout au long de votre scolarité et repérer les kanji de votre année grâce aux « paliers ». Le livre est construit comme un dictionnaire. On vous présente un kanji, ses usages, sa signification et vous avez une ligne d’écriture et sa transcription en kana. Le livre d’exercice s’achète quant à lui selon votre palier. Ainsi, ce sont les exercices des kanji du palier 1 de mon livre de cours. Les consignes y sont claires et les exercices variés. Pour les autodidactes, les solutions sont à la fin. Attention néanmoins : il ne s’agit pas d’un cahier d’écriture mais d’avantage de compréhension. 

     

     

    Enfin, toujours chez Ellipses, le petit carnet Mikado vous permettra de réviser un peu de manière ludique. Enfin, les guides Aedis contiennent des mots ou expressions toutes faites,traduites en Romaji, bien utiles dans les premiers temps ! 

     

    Voilà, je pense avoir fait le tour. Demain, je vous parlerais de deux applications pour travailler vos Kana. 

     


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